Talloires,, par Albert Besnard et André-Charles Coppier

 
Avant de faire construire une villa au bord du lac d’Annecy, dans le style des demeures des lacs italiens, Albert Besnard (1849-1934), qui est né à Paris, allait passer ses étés en Isère avec sa famille dans la vallée du Grésivaudan, quelque part entre Albertville en amont et Tullins en aval, un paysage dont il supportait mal la monotonie.
Des amis du peintre et de sa femme, Charlotte Dubray elle-même artiste sculpteur, leur conseille d’aller en villégiature dans la région annécienne. Ce qu’ils font en 1886.
Albert et Charlotte succombent sous le charme du site de Talloires. Un de leurs enfants racontera qu’ils furent émus jusqu’aux larmes par la beauté du paysage.
On appelait alors lac de Talloires le « petit lac » qui commence avec le roc de Chère sur la rive droite et la presqu’île de Duingt sur la rive opposée. 
Lire aussi l’article précédent, quand il y avait encore des paysans avec leurs bêtes dans les rues d’Annecy : http://www.the-plumebook-cafe.com/annecy-sur-les-pas-dalbert-besnard/
 

À cette vue, ils se prirent la main, leur choix était fait

Albert Besnard « Vision de Charlotte sur la galerie à Talloires », 1928. Huile sur toile, 62 x 82cm. Sourcing image : catalogue de l’exposition « Avec vue sur le lac, regards sur les lacs alpins du 18e siècle à nos jours » au Palais de l’Isle, Annecy (été 2009). Bibliothèque The Plumebook Café,

Albert Besnard « Vision de Charlotte sur la galerie à Talloires », 1928. Huile sur toile, 62 x 82cm. Sourcing image : catalogue de l’exposition « Avec vue sur le lac, regards sur les lacs alpins du 18e siècle à nos jours » au Palais de l’Isle, Annecy (été 2009). Bibliothèque The Plumebook Café,

 
TEXTE D’ALBERT BESNARD. Un jour, lassés du spectacle monotone de la vallée de Grésivaudan et de l’Isère, ce fleuve triste, sans couleur et sans voix, nous accourûmes à Annecy, tentés par la beauté d’un lac dont on nous avait dit merveille. Nous fîmes le tour de ce lac, et lorsque le bateau s’arrêta au ponton de Talloires, sans hésiter, à la seule inspection des rives, notre choix fut fait. 
 
Albert Besnard « Panneau décoratif dans la salle à manger de la villa La Sapinière à Évian ». Sourcing image : magazine « Vieilles Maisons Françaises » n°223 « La Savoie des Lacs » (Bibliothèque The Plumebook Café)

Albert Besnard « Panneau décoratif dans la salle à manger de la villa La Sapinière à Évian ». Sourcing image : magazine « Vieilles Maisons Françaises » n°223 « La Savoie des Lacs » (Bibliothèque The Plumebook Café)

 
Cette évocation, dans le style du 18e siècle, d’une existence idyllique au bord de l’eau traduit exactement le sentiment qu’éprouvèrent Albert et Charlotte en découvrant à Talloires, véritable paradis savoyard dont on retrouve la trace dans de nombreux tableaux du peintre.
TITRE

Ils étaient descendus dans un hôtel charmant

TEXTE D’ALBERT BESNARD. Aussitôt les bagages descendus, nous allâmes nous installer dans un charmant hôtel de construction ancienne qui s’appelait: Hôtel Bellevue. 
André-Charles Coppier « Le port de l’Abbaye de Talloires », vers 1920. En arrière-plan l’embarcadère. Sourcing image : André-Charles Coppier « Savoie, l’œuvre peint, tome III : Au lac d’Annecy ». Texte, aquarelles et dessins de l’auteur. Édité en 1923 chez Dardel à Chambéry et réédité par La Fontaine de Siloé en 1995 (bibliothèque The Plumebook Café

André-Charles Coppier « Le port de l’Abbaye de Talloires », vers 1920. En arrière-plan l’embarcadère. Sourcing image : André-Charles Coppier « Savoie, l’œuvre peint, tome III : Au lac d’Annecy ». Texte, aquarelles et dessins de l’auteur. Édité en 1923 chez Dardel à Chambéry et réédité par La Fontaine de Siloé en 1995 (bibliothèque The Plumebook Café

« Hôtel Bellevue », encart publicitaire de1912. Sourcing image : « Annecy et Haute-Savoie, région du Mont-Blanc » guide publié par le Syndicat de l’Industrie de l’arrondissement d’Annecy en 1912 (bibliothèque The Plumebook Café)

« Hôtel Bellevue », encart publicitaire de1912. Sourcing image : « Annecy et Haute-Savoie, région du Mont-Blanc » guide publié par le Syndicat de l’Industrie de l’arrondissement d’Annecy en 1912 (bibliothèque The Plumebook Café)

 

Les beautés de la nature concordaient avec celles de l’âme des nouveaux arrivants

 
TEXTE D’ALBERT BESNARD.  Le spectacle de ces eaux calmes sous l’azur frissonnant concordait si bien avec les joies que nous espérions encore de la vie, que, nous étant consultés du regard, nous décidâmes d’établir là, tout au bord de cette onde, une retraite, sans plus. Notre image s’y mêlerait à celles de ces monts, dont les flots berçaient le reflet capricieux. Le terrain acheté, tout petit d’abord, d’accès un peu étroit (ce qui fut modifié dans la suite), la construction d’une maison fut décidée avec, tout à côté, un atelier assez vaste pour y exécuter mes grands travaux à venir. 
En attendant la construction de leur villa
 
André-Charles Coppier « La villa Besnard », vers 1920. Sourcing image : André-Charles Coppier « Savoie, l’œuvre peint, tome III : Au lac d’Annecy ». Texte, aquarelles et dessins de l’auteur. Édité en 1923 chez Dardel à Chambéry et réédité par La Fontaine de Siloé en 1995 (bibliothèque The Plumebook Café)

André-Charles Coppier « La villa Besnard », vers 1920. Sourcing image : André-Charles Coppier « Savoie, l’œuvre peint, tome III : Au lac d’Annecy ». Texte, aquarelles et dessins de l’auteur. Édité en 1923 chez Dardel à Chambéry et réédité par La Fontaine de Siloé en 1995 (bibliothèque The Plumebook Café)

 
La construction de la maison fut confiée à l’architecte Louis-Joseph Ruphy. La 1ère acquisition d’une parcelle de terrain date de leur visite en 1886 et l’achat de nouvelles parcelles s’étala jusqu’en 1907, année de construction d’un port privé. 19 années au total qui expliquent le caractère composite de la maison dissimulée depuis par de grands arbres à l’abri desquels les descendants d’Albert et de Charlotte passent des étés paisibles.
 
 
Thimothée Verron « La villa Albert Besnard », vers 1930. Photographie tirée à partir d’une plaque de verre. Sourcing image : catalogue de l’exposition « Avec vue sur le lac, regards sur les lacs alpins du 18e siècle à nos jours » au Palais de l’Isle, Annecy (été 2009). Bibliothèque The Plumebook Café

Thimothée Verron « La villa Albert Besnard », vers 1930. Photographie tirée à partir d’une plaque de verre. Sourcing image : catalogue de l’exposition « Avec vue sur le lac, regards sur les lacs alpins du 18e siècle à nos jours » au Palais de l’Isle, Annecy (été 2009). Bibliothèque The Plumebook Café

 
André-Charles Coppier « Les Cariatides de Mme Besnard », vers 1920. Sourcing image : André-Charles Coppier « Savoie, l’œuvre peint, tome III : Au lac d’Annecy ». Texte, aquarelles et dessins de l’auteur. Édité en 1923 chez Dardel à Chambéry et réédité par La Fontaine de Siloé en 1995 (bibliothèque The Plumebook Café

André-Charles Coppier « Les Cariatides de Mme Besnard », vers 1920. Sourcing image : André-Charles Coppier « Savoie, l’œuvre peint, tome III : Au lac d’Annecy ». Texte, aquarelles et dessins de l’auteur. Édité en 1923 chez Dardel à Chambéry et réédité par La Fontaine de Siloé en 1995 (bibliothèque The Plumebook Café

  Les touristes d’aujourd’hui ignorent le nom d’Albert Besnard, tout comme l’histoire du pays où ils se trouvent

TEXTE D’ALBERT BESNARD.  En attendant la réalisation, pendant quelques années nous habitâmes tour à tour de charmantes demeures, dont le souvenir nous est resté précieux : le chalet Riotton, la villa Rogès, laquelle est devenue un vaste et confortable hôtel: Beau-Site. 
 
« Hôtel Beau-Site », encart publicitaire de1912. Sourcing image : « Annecy et Haute-Savoie, région du Mont-Blanc » guide publié par le Syndicat de l’Industrie de l’arrondissement d’Annecy en 1912 (bibliothèque The Plumebook Café)

« Hôtel Beau-Site », encart publicitaire de1912. Sourcing image : « Annecy et Haute-Savoie, région du Mont-Blanc » guide publié par le Syndicat de l’Industrie de l’arrondissement d’Annecy en 1912 (bibliothèque The Plumebook Café)

 

Anonyme « La famille Besnard à Talloires », années 1920. Sourcing image : catalogue de l’exposition « Avec vue sur le lac, regards sur les lacs alpins du 18e siècle à nos jours » au Palais de l’Isle, Annecy (été 2009). Bibliothèque The Plumebook Café,

Anonyme « La famille Besnard à Talloires », années 1920. Sourcing image : catalogue de l’exposition « Avec vue sur le lac, regards sur les lacs alpins du 18e siècle à nos jours » au Palais de l’Isle, Annecy (été 2009). Bibliothèque The Plumebook Café,

Le capitaine donna le signal du départ

 
TEXTE D’ALBERT BESNARD.  Les touristes d’aujourd’hui ne se doutent pas de ce qu’était l’arrivée à Talloires à cette époque reculée. 
 
 Anonyme « La Couronne de Savoie », bateau navette passagers sur le lac d’Annecy, années 1860-1890. Sourcing image : Ville d’Annecy, carnets d’archives municipales « Histoires d’Eaux » (bibliothèque The Plumebook Café, 2014)

Anonyme « La Couronne de Savoie », bateau navette passagers sur le lac d’Annecy, années 1860-1890. Sourcing image : Ville d’Annecy, carnets d’archives municipales « Histoires d’Eaux » (bibliothèque The Plumebook Café, 2014)

TEXTE D’ALBERT BESNARD.  Un seul bateau faisait quatre fois par jour le tour du lac et débarquait ses passagers dans la solitude d’un rivage que n’illustrait ni kiosque ni buffet. Pour accéder au bateau quelques planches, assemblées à l’aide de pilotis, formaient un pont qui aidait à franchir deux mètres d’eau. Au delà vous accueillait le petit paquebot, fumant à lui seul autant qu’une usine. Ceci fait, le capitaine, ancien marin, donnait le signal du départ. 
 
François-Antoine Vizzavona « Albert Besnard sur la galerie à Talloires », hiver 1911-1912. Sourcing image : catalogue de l’exposition « Avec vue sur le lac, regards sur les lacs alpins du 18e siècle à nos jours » au Palais de l’Isle, Annecy (été 2009). Bibliothèque The Plumebook Café,

François-Antoine Vizzavona « Albert Besnard sur la galerie à Talloires », hiver 1911-1912. Sourcing image : catalogue de l’exposition « Avec vue sur le lac, regards sur les lacs alpins du 18e siècle à nos jours » au Palais de l’Isle, Annecy (été 2009). Bibliothèque The Plumebook Café,

 À bord, les Savoyards qui étaient en nombre échangeaient de nouvelles recettes pour accommoder les blettes

TEXTE D’ALBERT BESNARD.  Le petit vapeur reprenait sa route; moussant, clapotant comme un gros bateau, il regagnait le port d’Annecy avec la dignité d’un bâtiment auquel s’étaient confiées déjà pas mal de vies humaines. Les jours de marché, on faisait route avec les paysans. Tous apportaient une denrée, si petite fût-elle : une poignée de haricots dans un mouchoir, quelques pieds de céleri, des blettes (légumes sans grande saveur dont on raffole ici), etc., etc. 

Anonyme « Duingt, les roselières et le château d’Héré », début du 20e siècle. Sourcing image : Ville d’Annecy, carnets d’archives municipales « Histoires d’Eaux » (bibliothèque The Plumebook Café, 2014)

Anonyme « Duingt, les roselières et le château de Ruphy ou Châteauvieux », début du 20e siècle. Sourcing image : Ville d’Annecy, carnets d’archives municipales « Histoires d’Eaux » (bibliothèque The Plumebook Café, 2014)

Le voyage sur le lac se poursuivit gaiement

 
TEXTE D’ALBERT BESNARD.  Les tentations plus sérieuses étaient déjà arrivées à la ville depuis le matin. A chaque ponton, la voix du capitaine s’élevait pour recommander aux passagers de ne point se grouper à la descente, de peur de faire pencher le bateau. Et dans tout ce mouvement, au milieu des rires et des réclamations, le voyage se poursuivait gaiement jusqu’au port d’Annecy. 
 
Albert Besnard « Baignade à Talloires », vers 1889. Sourcing im ge : catalogue en ligne d’une vente aux enchères à Londres (archives The Plumebook Café)

Albert Besnard « Baignade à Talloires », vers 1889. Sourcing im ge : catalogue en ligne d’une vente aux enchères à Londres (archives The Plumebook Café)

 

André-Charles Coppier « Gloire sur le lac de Talloires », vers 1920. Sourcing image : André-Charles Coppier « Savoie, l’œuvre peint, tome III : Au lac d’Annecy ». Texte, aquarelles et dessins de l’auteur. Édité en 1923 chez Dardel à Chambéry et réédité par La Fontaine de Siloé en 1995 (bibliothèque The Plumebook Café

André-Charles Coppier « Gloire sur le lac de Talloires », vers 1920. Sourcing image : André-Charles Coppier « Savoie, l’œuvre peint, tome III : Au lac d’Annecy ». Texte, aquarelles et dessins de l’auteur. Édité en 1923 chez Dardel à Chambéry et réédité par La Fontaine de Siloé en 1995 (bibliothèque The Plumebook Café

Pourquoi Annecy était-elle si petite et Paris si grande…

 
 
TEXTE D’ALBERT BESNARD.  Pourquoi un bateau si petit…
Quelque temps après l’annexion [de la Savoie par la France en 1860], l’empereur Napoléon III fut convié par les notables à visiter le chef-lieu de la Haute-Savoie. Il s’y rendit en compagnie de l’Impératrice. Pour la circonstance les dits notables avaient construit un radeau, à l’aide d’un plancher fixé à six ou huit embarcations à rames. Je ne sais si l’Impératrice osa monter sur ce radeau improvisé, mais, sans hésiter, un empereur étant naturellement un conquérant dont le devoir est de tenter toutes les aventures, Napoléon y monta, et, bravement, accomplit sans broncher une promenade sur le lac, remorqué par les notables en manches de chemise, aussi heureux de se montrer bons rameurs que fiers de faire les honneurs de leur beau pays au nouveau souverain. 
 
HenrI Carot (185061919 « Cygnes sur le lac d’Annecy » d’après un dessin d’Albert Besnard, 1890. Vitrail : verres gravés à l’acide et peints, hauteur 2.5m x 2m de large.

HenrI Carot (185061919 « Cygnes sur le lac d’Annecy » d’après un dessin d’Albert Besnard, 1890. Vitrail : verres gravés à l’acide et peints, hauteur 2.5m x 2m de large.

Ce vitrail provient du vestibule de l’hôtel particulier du peintre Henry Lerolle (1848-1929). Il était au musée des Arts Décoratifs, maintenant au musée d’Orsay avec le mobilier art-déco.
 

La Savoie a depuis longtemps perdu sa couronne

TEXTE D’ALBERT BESNARD.  Celui-ci, le jarret tendu et le poing sur la hanche, revint au port sain et sauf. Mais l’Impératrice, restée à terre à l’heure la plus chaude de la journée (il était midi et on était en plein été), ne voyant pas sans inquiétude son auguste époux s’éloigner jusqu’à n’être plus dans la distance qu’une silhouette assez crâne, se promit bien que cette promenade ridicule serait la dernière et que, pour l’éviter dans l’avenir, elle ferait à sa bonne ville d’Annecy le cadeau d’un petit bateau de plaisance qu’elle possédait quelque part. C’est celui-ci qui, à son arrivée à Annecy, fût baptisé: La Couronne de Savoie..
 
HenrI Carot (185061919 « Cygnes sur le lac d’Annecy » d’après un dessin d’Albert Besnard, 1890 (Détail). Vitrail : verres gravés à l’acide et peints, hauteur 2.5m x 2m de large (photo The Plumebook Café)

HenrI Carot (185061919 « Cygnes sur le lac d’Annecy » d’après un dessin d’Albert Besnard, 1890 (Détail). Vitrail : verres gravés à l’acide et peints, hauteur 2.5m x 2m de large (photo The Plumebook Café)

 
 
 
 

4 commentaires

  1. brigitte BUFFARD

    j ai enfin lu ton article sur Albert BESNARD et suis toujours sous le charme du peintre et de l écrivain ;….

  2. Plumebook Café

    Ce commentaire inattendu me fait très plaisir.

  3. Marie-Françoise Bastit-Lesourd

    Bonjour,
    je travaille sur la peintre Marie Bracquemond dontl’époux le graveur Félix Bracquemond fréquentait Albert Besnard. Auriez-vous connaissance de relations artistiques et amicales entre les deux épouses? Marie Bracquemond est plus âgée d’une dizaine d’années. J’ignore si elle fut présente lors de la décoration de la Villa La Sapinière à Evian tout comme si elle et son époux Félix ont pu être invités dans la villa du couple Besnard à Talloires.
    Il est très difficile de trouver des renseignements sur les cercles amicaux féminins !
    Cordialement,
    MF Bastit, Rennes
    blog « ellesaussienbretagne » et « lesamisdesouvestre »

  4. Plumebook Café

    Bonjour,
    Je n’ai pas trouvé de mention du couple Braquemond parmi les nombreux amis du couple Besnard à Talloires, dont voici la liste :
    – André Theuriet et sa femme sont jusqu’à leur départ pour Nice les meilleurs amis des Besnard, les plus amusants aussi
    – le couple Hippolyte Taine et leur fille
    – Le couple Perrot avec plusieurs 3 filles
    – Mme Bashkirtseff
    – Mme Paul Dubois
    – Ferdinand Fabre
    – et les Coppier naturellement, qui habitaient de l’autre côté du port.

    Dans le livre écrit par Albert Besnard en 1930 à propos d’Annecy et de Talloires, il ne parle guère de lui sauf dans les pages consacrées à Annecy, qui sont pleines d’humour. Il ne parle qu’une seule fois de sa femme quand il relate leur découverte de la baie de Talloires qui était merveilleusement calme à leur époque.
    La seule autre femme dont il parle réellement est Mme Theuriet qui semble être d’une nature exubérante. Les autres femmes ne retiennent pas son attention.
    Aujourd’hui encore, Talloires est très familiale, ce sont des couples avec beaucoup d’enfants, s’il faut parler de cercles féminins, ils n’ont pas une grande portée artistique ou intellectuelle.
    On n’est pas à Nohant-Vic chez George Sand.
    Cordialement
    François Buffard

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