Street, Strasse, Rue

Fenêtre sur rue

Frank Perrin « STREET 010 »,New-York, Fith Avenue (2006). Sourcing image: magazine ART REVIEW” (archives The Plumebook Café)

Frank Perrin « STREET 010 »,New-York, Fith Avenue (2006). Sourcing image: magazine ART REVIEW” (archives The Plumebook Café)

 

La taille du tirage autorisait celui qui contemplait cette photographie, de la célèbre avenue new-yorkaise, à imaginer qu’il était à la fenêtre d’un immeuble du côté opposé d’où il jouissait d’une vue panoramique exceptionnelle.

Dans ces conditions, l n’était plus un simple regardeur confiné à l’intérieur

d’une galerie d’art, il était devenu new-yorkais, le temps d’observer tout à la fois les immeubles, le ciel, les façades, les rares voitures qui circulaient ce jour-là, les piétons dont il était impossible de dire ce qu’ils faisaient au juste.

Un couple d’amoureux, assis sur le rebord d’une vitrine, semblait-il.

Ils s’embrassaient sur la bouche.

Un second couple, homme femme se tenant par la main.

Une femme élégante s’abritait sous un parapluie violet,

à moins que ce ne fût une ombrelle, car il ne pleuvait pas.

Parlant du temps qu’il faisait, étions-nous au printemps, ou en automne ?

Le seul arbre visible sur la photo n’avait plus de feuilles, il semblait être mort.

Certaines personnes étaient en chemise, un homme portait une veste jaune.

Un Américain, naturellement.

Les seules voitures étaient des taxis, l’un d’eux était à l’arrêt. Tout avait l’air si calme. Il se pouvait que le photographe ait choisi d’opérer un dimanche matin. Des drapeaux aux façades, un drapeau français.

Des enseignes : St-John, Rolex, Gent, Fendi, Ouccs, Fortnnoff.

 

La masse des constructions était coupée par deux rues transversales  qu’empruntait mon regard à intervalles réguliers.

Hymne à la liberté d’entreprendre

Frank Perrin « STREET 009 »,Tokyo, Omotesando (2006). Sourcing image: magazine ART REVIEW” (archives The Plumebook Café)

Frank Perrin « STREET 009 »,Tokyo, Omotesando (2006). Sourcing image: magazine ART REVIEW” (archives The Plumebook Café)

Comment ne pas être frappé, en regardant cette seconde photographie, du même artiste, par la liberté dont jouissent les Japonais dans leur pays !

Ils peuvent, s’ils sont propriétaires d’un terrain, construire le bâtiment qui leur plait sans se soucier du style adopté par le voisin.

Grâce à quoi, une sorte de compétition s’est instaurée, c’est à celui qui se montre le plus inventif, qui aura la meilleure idée, celui dont la maison, ou l’immeuble, attirera le plus l’attention.

Une liberté impensable en France !

Pour quel résultat…

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