Rien ne sera plus comme avant

France, année 1945 – 1er semestre

Après qu’un bouleversement ait secoué notre société, les esprits les plus engagés dans l’action politique, sociale et intellectuelle (les artistes sont rangés dans cette catégorie) expriment une forte aspiration au changement. Mais elle si confuse,  tiraillée par des idéaux tellement opposés qu’elle finit par décevoir ceux-là même qui l’ont portée.

Les hommes politiques, comme les citoyens, qui les portent au pouvoir, sont trop craintifs et conservateurs. Contrairement aux idées reçues, ce sont l’économie, les sciences et les techniques qui battent en brèche la tendance naturelle de l’être humain à l’immobilisme. Seuls les esprits savants font bouger le monde.

Repartir à zéro

Pierre Joubert « Kim, agenda des scouts de France », 1945. Sourcing image : agenda édité par SCOUTS DE FRANCE (collection Vert et Plume)

Le 1er janvier 1945 est un lundi. Jour de la fête de la circoncision. Madé n’a rien écrit. Le 2, St. Basile. Elle est invitée chez son amie Paule. « Je commence mon stage en chirurgie homme et les cours de la Croix-Rouge reprennent. »
Madé ne confie aucune pensée intime à son agenda.

On croit toujours que les choses vont changer. En ce début d’année 1945, la vie quotidienne de la jeune Madé est celle d’une adolescente de la moyenne bourgeoisie de province à cette époque, sage, obéissante, conventionnelle. Elle aura 20 ans au mois d’août. Vit à Avignon chez ses parents avec sa sœur aînée.

Aucune allusion ou presque, dans l’agenda de Madé, à la guerre qui est pourtant loin d’être terminée en ce début d’année 1945.

Gerhard Richter « Escadrille de Mustangs (Mustang Staffel), 1964. Huile sur toile, 80 x 165 cm. Sourcing image : « Septembre, une peinture d’histoire de Gerhard Richter » par Robert Storr (éd. La Différence, 2011). Bibliothèque Vert et Plume, août 2012

Il faut dire que l’information ne circule guère dans le pays. Même la presse ignore à ce moment-là que le 31 décembre 1944 une puissante offensive allemande a été lancée dans les Ardennes. Les Américains veulent abandonner Strasbourg. Les Français refusent de livrer l’Alsace aux représailles. Churchill va apporter un soutien décisif à de Gaulle.

Germane Krull « La Bataille d’Alsace », livre de photographies réalisées entre novembre et décembre 1944. Texte de Roger Vailland (éd. Jacques Haumont, Paris – 1945). Sourcing image : catalogue de l’exposition « L’Art en Guerre / France, 1938-1947 » au MAM de Paris, hiver 2012-2013 (bibliothèque Vert et Plume, janv.2013)

Les 7-8 janvier 1945, le journal Combat publie un article envoyé d’Alger par André Gide. Personne ne se doute que l’avenir politique de la France des 15 prochaines années se joue précisément de l’autre côté de la Méditerranée. Gide, toujours clairvoyant, écrit : « Sur le sol enfin reconquis, la passion doit céder la place à la raison, seule base de l’Ėtat nouveau. » C’est tout le contraire qui va se passer.

Rendre l’Allemagne heureuse

Pierre Joubert « Kim, agenda des scouts de France », 1945. Sourcing image : agenda édité par SCOUTS DE FRANCE (collection Vert et Plume)

Le 6 février, Madé passe une heure avec une certaine Alberte. Le dimanche 18, elle va à la messe de 7 h puis à la crèche de l’hôpital jusqu’à midi. Elle passe l’après-midi à lire.

Le 2 février, Roger Martin du Gard à André Gide : « Un seul moyen de désarmer l’Allemagne, la débarrasser des virus qui lui empoisonnent le sang,  et ne font que prospérer et se multiplier dans l’infortune : il faut la rendre heureuse. »

Sur les bords de la mer Noire, du 4 au 11 février se tient la conférence de Yalta à laquelle la France n’a pas été conviée. Staline, Roosevelt et Churchill se partagent le monde en griffonnant les frontières de leurs zones d’influence respectives sur un morceau de papier.

6 février, jour de la Ste Dorothée. Fort de Montrouge. L’écrivain Robert Brasillach est fusillé. De Gaulle a refusé de gracier l’auteur des « Sept Couleurs » (1939), estimant que les intellectuels, moins que toute autre personne, étaient pardonnables d’avoir collaboré avec les Nazis. Sartre et Beauvoir sont du même avis.

Gerhard Richter « Bombardiers (Bomber), 1963. Huile sur toile, 130 x 180 cm. Sourcing image : « Septembre, une peinture d’histoire de Gerhard Richter » par Robert Storr (éd. La Différence, 2011). Bibliothèque Vert et Plume, août 2012

13-14 février. La ville de Dresde, dans le nord-est de l’Allemagne, est bombardée et près de la moitié de la population est tuée.

Le port de Bordeaux est toujours bloqué par les Allemands.

22 février. Une ordonnance, signée par de Gaulle, impose la création d’un Comité d’entreprise dans celles qui comptent plus de 100 salariés.

Les camps de concentration

Pierre Joubert « Kim, agenda des scouts de France », 1945. Illustration double-page des sports d’hiver pour le mois de MARS. Sourcing image : agenda édité par SCOUTS DE FRANCE (collection Vert et Plume)

Au mois de mars, Madé n’est pas allée skier dans les Alpes. Elle attendra août pour se rendre en Savoie avec ses amis.

A Paris, les éditions Réalité (Dossiers du Congrés juif mondial) publient des Documents inédits sur les camps de concentration.

Le 9 mars, les Japonais attaquent l’Indochine qui ne s’est toujours pas ralliée au Gouvernement provisoire du général de Gaulle. Les détachements qui ne sont pas faits prisonniers vont se réfugier en Chine.

Parmi eux, un jeune lieutenant, ingénieur des Ponts et Chaussées, installé depuis 6 ans en Indochine qui n’a pas l’intention de tomber entre les mains de l’ennemi. Avec ses hommes, ils sabotent tous les ponts derrière eux. De retour en France après la guerre, il fera la connaissance de la sœur de Madé qu’il épousera en 1947.

Le 16, suicide de Drieu la Rochelle.

Hitler fête son 56è anniversaire

Pierre Joubert « Kim, agenda des scouts de France », 1945. Sourcing image : agenda édité par SCOUTS DE FRANCE (collection Vert et Plume)

Dans la soirée du 22, Madé tome malade et va se coucher sans manger. Elle reste alitée deux jours. Le mecredi elle se lève pour recopier ses cours et faire « son devoir de social ».

Le 5 avril, Pierre Mendès-France, ministre de l’Économie nationale, qui préconise un dirigisme centralisateur de l’économie, démissionne. Le 12, Roosevelt meurt. Il est remplacé par Harry Truman.

Le 18, les journaux français évoquent le cas du camp de Buchenwald  où 6000 déportés français attendent leur rapatriement.

Le lendemain, Madé se lève à 11 heures. Elle tape à la machine (pour son père) et recopie des cours. Le soir, une certaine Irma rapporte les cadeaux de la kermesse des cours.  A Paris, ce jour-là et les jours qui vont suivre, l’arrivée quotidienne des déportés et leurs témoignages vont occuper les colonnes des journaux. L’opinion, qui jusque-là ne soupçonnait pas le sort des déportés, est bouleversée. La presse parle principalement des déportés politiques.

Le 30, le Chancelier du Reich se suicide dans son bunker. Son corps est incinéré. Sortie sur les écrans parisiens du film L‘Espoir d’André Malraux.

Paulhan évoque « les plaisirs de l’Occupation »

Pierre Joubert « Kim, agenda des scouts de France », 1945. Sourcing image : agenda édité par SCOUTS DE FRANCE (collection Vert et Plume)

Madé est malade durant les 5 premiers jours de mai « avce de la colibacillose ». Elle se lève le jour de la St. Jean Porte-Latine pour aller avec son père à la messe de 11 h. Le 7 elle voit « La Belle Aventure » au cinéma. Le 8 mai, pour la 1ère fois, elle relate un évènement national : elle écrit ces trois mots « Victoire et Paix ».

2 mai. Reddition de Berlin.

8 mai. Proclamation de la victoire en France avec signature solennelle à Berlin-Karlhorst. Dans ses Mémoires de guerre, de Gaulle écrira que la joie du peuple, comme la sienne, était « grave et contenue. » L’éditorialiste de Combat parle d’une « immense joie pleine de larmes.

12 mai. Jean Paulhan dans Les Lettres Françaises : « L’Occupation avait aussi ses plaisirs. Le devoir était clair. (…) Pas de doutes là-dessus. Pas d’inquiétudes. (…) Les fausses cartes, les fausses déclarations, le mensonge, l’assassinat même – à condition qu’on les exerçât dans le bon sens – étaient méritoires. Voilà ce que nous avons perdu. Nous n’avons plus que la ressource d’être honnêtes. Cela fait une vie un peu diminuée. »

13 mai. Second tour des municipales. C’est la 1ère fois que les femmes votent en France. En Algérie, les indigènes n’ont pas ce droit.

Au Salon de mai, le public découvre les toiles de Nicolas de Staël. Gallimard publie les derniers poèmes en vers de Max Jacob, mort au camp de Drancy le 5 mars 1944. Le 18 mai, on apprend qu’André Gide a quitté Alger et a regagné la France.

Serge entre en criant que l’on massacre les Arabes !

8-13 mai.  Émeutes en Algérie : Sétif, Guelma, Petite Kabylie. Elles seront connues en France à partir du 12 et attribuées d’abord à la famine. Une centaine de Français sont massacrés à Sétif et à Périgotville. Les historiens parleront plus tard de plusieurs milliers de morts chez les indigènes au cours de la répression qui s’ensuit. Camus est l’un des seuls à prendre la mesure de l’évènement.

L’INDIGNATION DE DEUX ADOLESCENTS. Si le personnage de Madé est authentique,  Serge et Mathieu, son camarade de fraîche date, sont inventés à dessein pour incarner les jeunes Français que ces évènements ont à coup sûr bouleversés sans qu’ils aient pu à l’époque exprimer leur émotion.

Serge et Mathieu habitent non loin de Sétif. Les parents de Serge sont des colons. Tous les deux sont plus jeunes que Madé et, contrairement à elle qui vit à Avignon dans le cocon familial, les deux garçons sont confrontés aux injustices de la société coloniale savamment construite par les Français. Serge et Mathieu sont révoltés par l’injustice qu’ils perçoivent chaque jour contrairement à leurs parents qui s’en accommodent.

Craignant par-dessus tout l’ouverture d’esprit des nouveaux arrivants installés dans les villes, les colons ont depuis longtemps obtenu que leurs voix pèsent plus lourd en dépit de leur infériorité numérique. Ils sont durs et méprisants à l’égard de la population indigène dont ils redoutent qu’elle se révolte contre eux. Ils sont armés, toujours prêts à régler leurs comptes entre eux. Ils peuvent compter sur l’appui des autorités civiles et militaires. La tension entre les différents groupes de population est palpable. Pour Mathieu, dont le père a été fusillé par la milice pour avoir servi dans la Résistance, l’Algérie est tout le contraire d’un pays où l’on peut refaire sa vie comme l’espérait sa mère en quittant l’Isère où ils avaient vécu durant la guerre.

Pierre Joubert « La tache de vin », 1938-1946. Dessins modifiés au fil des éditions. Sourcing image : couverture bichromie du roman de Serge Dalens édité dans la collection Signe de Piste par Alsatia, 1946 (bibliothèque Vert et Plume, 2012)

Mathieu, qui est en Algérie depuis peu, ne comprend pas comment des gens peuvent être tués dans une colonie française alors que la guerre, de ce côté-ci de la Méditerranée, est terminée. « Pourquoi tant de haine ? » se demande-t-il en écoutant son ami lui raconter ce qui est en train de se passer. Il regarde Serge sans réussir à prononcer un mot. Il voudrait fuir, retourner en France.

[Un documentaire récent diffusé sur Arte a montré la sauvagerie de ces représailles qui n’avait rien à envier à celle observée 50 ans plus tard dans l’est du Congo. Les services secrets américains auraient estimé à près de 17000 le nombre de personnes tuées parmi la population indigène et plus de 20000 blessés.]


13 mai, Albert Camus signe dans Combat « Crise en Algérie » : « Les Français ont à conquérir l’Algérie une seconde fois. (…) Dans cet admirable pays qu’un printemps sans égal couvre en ce moment de ses fleurs et de sa lumière, des hommes souffrent de faim et demandent la justice. »

15 mai. Le journal L’Aurore titre : « La disette a servi de prétexte aux troubles sanglants d’Algérie. Cette agitation a causé la mort de plus de 100 personnes. Le calme a été rétabli rapidement. »

Le parti communiste veut conquérir le pouvoir

Pierre Joubert « Kim, agenda des scouts de France », 1945. Sourcing image : agenda édité par SCOUTS DE FRANCE (collection Vert et Plume)

Le 1er juin, les journaux titrent : « Le millionième libéré d’Allemagne passe la frontière française.  [Le nombre de prisonniers allemands en France va aussi atteindre le million, ce qui posera rapidement des problèmes de ressources alimentaires disponibles pour les alimenter].

Le danseur Serge Lifar se voit interdire de paraître à l’Opéra de Paris.

6-15 juin. Les Français doivent échanger leurs billets contre de nouvelles coupures. Objectif : évaluer leur fortune (ce qui posera quelques problèmes à ceux qui ont réalisé d’importants bénéfices au marché noir…), éliminer les faux billets, réduire la masse monétaire et freiner l’inflation.

8 juin. Mort de Robert Desnos au camp de Terezin. Elle ne sera connue à Paris que plus tard. Le poète français, qui était entré dans la résistance (réseau Agir) après la rafle du Vel-d’Hiv’ avait été arrêté et déporté en 1944. Desnos, épuisé, est mort atteint par le typhus qui sévissait à Terezin.

Robert Desnos (au centre, s’appuyant sur un coude, les yeux baissés), camp de Terezin (Tchécoslovaquie, mai 1945) parmi les rescapés du camp de Flöha évacué à marche forcée à l’approche des alliés. Sourcing image : livret du DVD « Robert Desnos – Inédits » réalisé par Fabrice Maze (Bibliothèque Vert et Plume)

Une voix, une voix qui vient de si loin (…)  /  Elle dit : « La peine sera de peu de durée. »  /  Elle dit : « La belle saison est proche. »  /  Ne l’entendez-vous pas ?
Robert Desnos « La Voix (Contrée (1936-1940)

12 juin. Suppression de la censure.

Le 26 juin, s’ouvre au Palais des Congrés celui du Parti Communiste Français. Ovation à son secrétaire Maurice Thorez qui définit la ligne du parti comme une conquête des pouvirs sans affrontement. On dirait que la leçon de l’Allemagne après la 1ère guerre mondiale a été retenue. Il faudra 35 à 40 ans pour réduire l’emprise, de ce parti qui aura marqué la vie politique et sociale de la France au 20è siècle.
On peut dire, d’une façon plus générale, que l’idéologie communiste aura imprégné l’histoire de l’Europe entière depuis la Révolution d’Octobre 1917 en Russie jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989. Quelquefois pour le meilleur, mais plus souvent pour le pire.

Flash infos artiste , support & sources

Agenda KIM. 1945.  Chaque page est divisée en 3 rectangles superposés de 6.5 x 3 cm, de sorte que l’espace réservé à l’écriture est restreint. L’agenda commence par un message du chef scout, aussitôt suivi d’un long chapitre au sujet de la messe. Il contient de nombreux conseils de civisme, de chant, d’installation du campent, du rangement de ses équipements à la maison, etc. Il rappelle aussi aux filles que leur place sera plus tard à la maison où elles s’occuperont de leur foyer et de leurs enfants. Il s’adresse à des garçons et des filles qui aspirent à devenir Guides de France.

Couverture de l’agenda des scouts de France, 1945. Format 10.5 x 6.5 cm. Sourcing image : collection Vert et Plume.

Pierre Joubert.  1910-2002. Il n’existe pas à proprement parler de biographie du célèbre illustrateur des romans de la collection Signe de Piste, entre les années 30 et les années 70.  Seulement des entretiens avec un Joubert déjà âgé qui ne dit pas grand chose sur lui, excepté à propos de son enfance et de ses premiers pas dans le métier d’illustrateur et le mouvement scout. Il reste un étranger au physique ingrat, le crâne chauve, un peu ridicule dans sa culotte courte de chef scout. On ne le voit pas sourire. Mais les garçons qu’il dessine sont au toujours beaux, le sourire éclatant, l’air déterminé, des cheveux blonds ou bruns épais, des shorts très courts dénudant largement les cuisses, des jambes fuselées, la taille serrée par un large ceinturon en cuir, en chemisette ou le torse nu même en hiver. Des héros qui ont la santé et le courage dont la droite française disait qu’ils avaient manqué en 1940. Ces garçons ont bien-sûr l’étoffe des héros. Ils sont aussi des rédempteurs.  Ils sont la plupart du temps issus de familles aisées et tentent de ramener les brebis galeuses dans le droit chemin.

Pierre Joubert « Dessin de la 1ère double page intérieure de KIM », 1945. Signature de l’artiste à gauche sous le dessin. Sourcing image : agenda des scouts de France (collection Vert et Plume)

Germaine Krull. 1897-1985. Femme photographe d’origine allemande qui travaillait à Paris avant guerre. Elle avait fui la montée du nazisme. Devenue citoyenne néerlandaise en 1927 tout en vivant à Paris puis à Monaco. Son militantisme la pousse dès 1940 vers la France Libre. A Brazzaville, elle dirige le service photographique de propagande. Une fonction qui la mène ensuite à Alger avant de rejoindre la France en 1944 dans les rangs de l’armée du général de Lattre de Tassigny. Elle photographie la campagne d’Alsace (couverture du livre au-dessus).

Gerhard Richter. Peinture d’histoire. On s’interroge sur l’art de Richter qui semble être, quand il s’agit de l’histoire de l’Allemagne entre 1930 et 1945, celui du filoutage, de l’enfouissement (Art press n°390 de juin 2012). On peut aussi penser que cette manière de peindre est bien adaptée pour transcrire la mémoire que les hommes ont de leur propre histoire : incomplète, subjective, controversée. L’histoire est rarement nette et définitive comme le prétendent ceux qui la brandissent pour s’invectiver en son nom.

Le beau-père de Richter était un gynécologue, très tôt inscrit au parti nazi. Son oncle Rudi [Lire : Joies de la découverte] était un officier nazi convaincu. Tué au début de la guerre. Sa propre tante Mariane fut soumise au programme d’euthanasie « T4 » pour les fous et les faibles d’esprit.

Source d’information. « L’année 1945 – Actes du Colloque Paris IV-Sorbonne en janvier 2002. Ed. Honoré Champion, 2004 (Bibliothèque Vert et Plume)

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