Question d’actualité

Le journal

Flore Aël Surun « sans titre », vers 2002 (date incertaine). Sourcing image : archives Vert et Plume (téléchargement internet)Vert et Plume)

« …la tension, voire la férocité des antagonismes sous-jacents, de classe, de race, de région et de religion… »
(extrait d’une tribune libre du « Monde », archives Vert et Plume – 2003)

TRADUCTION DU TEXTE SUR L’IMAGE. « Si le meurtre est un crime, comment qualifier la guerre ? » Signé : la Dame en noir.

Ce sont les sources de conflit qui me préoccupent. La guerre n’est pas spontanée ou si l’on préfère elle n’est pas l’amorce d’un processus mais un aboutissement possible, souvent le pire mais pas nécessairement.

Essayer de parler de religion avec un jeune chauffeur de taxi parisien, musulman, d’origine marocaine. Et rapidement de politique, d’empreintes de la colonisation.

Je ne redoute pas cet exercice.

On ne peut pas en rester là. Chercher ce qui nous rassemble plutôt que s’appesantir sur les antagonismes.

Les jardins de la victoire

Amy O'Neill "Victory Gardening Bulletin", 1944. Dos de couverture du bulletin publié et diffusé en 1944 par le Collège d'Agriculture de l'Etat de New-York / N.-Y. State College of Agriculture. Sourcing image : "Forests, Gardens & Joe's", Amy O'Neil, livre d'artiste (J.&L. Books, 2011). Bibliothèque Vert et Plume

Aux Etats-Unis et en Angleterre, durant la seconde guerre mondiale (1940-1945), les autorités avaient encouragé les populations à cultiver leurs propres légumes en brandissant la menace d’une rupture des approvisionnements par l’ennemi (allemand et japonais). La campagne en faveur des « Jardins de la Victoire » disait qu’il ne fallait pas hésiter à se débarrasser des insectes nuisibles et suggérait un parallèle avec l’ennemi, d’autant plus facile à tuer le moment venu qu’il serait lui aussi assimilé à de la vermine.

"Bleu, blanc, rouge", 2008. Nom de l'artiste illisible sur le cartel. Sourcing image : FIAC 2008, cour carrée du Louvre (photo Vert et Plume, oct.2008)

L’histoire d’un pays n’est pas figée dans un livre dont on psalmodierait les versets, elle s’inscrit dans la dynamique d’une marche en avant.
(Conservateurs de tous bords s’abstenir)

Qu’est-ce qu’un ennemi ? Qu’est-ce qui caractérise un être humain ? En quoi les êtres humains sont-ils différents les uns des autres ? Les différences doivent-elles être entretenues et dans quel but ? Ne sont-elles pas  susceptibles d’évoluer et de se transformer en énergie créatrice ? Quels moteurs d’évolution mettre en marche ?

Flash info artiste

Flore Aël Surun. Née en 1975. Vit à Paris. A rejoint le collectif « Tendance floue » en 2004.
Tendance Floue. Collectif de quelques photographes, créé en 1994 avec l’idée d’explorer le marché à contre-courant d’une imagerie globalisée. Volonté de conserver une forme d’indépendance créatrice. (source : dépliant des Rencontres d’Arles 2011 : Tendance Floue était visible au Méjean et aux Ateliers)

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