Nouveaux maîtres de la couleur

Nous n’étions pas retournés à Paris depuis plusieurs mois. Nous attendions la FIAC [Foire Internationale d’Art Contemporain], qui se tient chaque année au Grand Palais dans les derniers jours d’octobre.

Deux artistes nous ont frappés : l’une allemande née en 1961, vit à Berlin l’autre français né en 1950 à Sallanches (Haute-Savoie) vit à Lyon.

La première travaille en combinaison de cosmonaute avec marque, lunettes, gants, et bottés. J’ai songé à un Vulcain moderne dans sa forge [VOIR la vidéo]

Le second est plus calme et traditionnel. Français en somme. [VISITER son atelier]

Démiurge de la couleur

Katharina Grosse « o.T. », 2015. 398 x 424 x 4.5 cm. Sourcing image : FIAC 2016, photographie The Plumebook Café ©, Paris 23 oct.2016

Katharina Grosse « o.T. », 2015. 398 x 424 x 4.5 cm. Sourcing image : FIAC 2016, photographie The Plumebook Café ©, Paris 23 oct.2016

L’artiste a attribué un sens à chacune de ses couleurs qu’elle projette sur le support de l’œuvre avec des bombes ou un pistolet à air comprimé. 
Ainsi le jaune  symbolise-t-il le bonheur.
 
NOTES AU JOUR LE JOUR

1. Paris, aux yeux des Français comme des étrangers en quête de culture, concentre un nombre impressionnant de lieux dédiés à l’art et à son histoire. Ce n’est pas une ville dans laquelle on s’ennuie si l’on aime visiter les expositions. 

2. Les touristes sont partout les mêmes, donnent l’impression quand on les regarde d’être venus d’aune autre planète que la Terre, tant il est vrai que la France demeure un pays à part avec sa propre conception de ce que devrait être le Monde.

3. Chaque fois que je descends du train à la gare de Lyon je suis frappé par la sorte de frénésie qui s’empare des voyageurs, précédemment calmes et silencieux, dès lors qu’ils posent le pied sur le quai. L’air de Paris est-il chargé d’électricité ? On parlait jusqu’alors de particules fines… 

Des couleurs chargées de réminiscences

Marc Desgrandchamps « Sans titre », 2016. Peinture à l’huile. Sourcing image : FIAC 2016, photographie The Plumebook Café ©, Paris 23 oct.2016

Marc Desgrandchamps « Sans titre », 2016. Peinture à l’huile. Sourcing image : FIAC 2016, photographie The Plumebook Café ©, Paris 23 oct.2016

J’apprécie les personnes qui ont des souvenirs.

 

NOTES AU JOUR LE JOUR (suite)

4. La course contre la montre caractérise les grandes villes comme Paris, Londres, New-York aux heures de transhumance de la périphérie vers le centre et inversement.

5. Pas de queue pour rentrer dans la FIAC mais l’intérieur est bondé. La foire est conçue comme le sont tous les salons avec des allées bordées de stands, tous peints en blanc. 

À proximité des comptoirs de restauration un stand vend des boîtes de La Vache qui Rit, sans doute pour rappeler que l’animal dans sa version d’origine avait été imaginé et dessiné par un artiste du nom de Benjamin Rabier [Taper ce nom dans l’espace RECHERCHE]

 
Marc Desgrandchamps « Sans titre », 2016. Peinture à l’huile. Sourcing image : FIAC 2016, photographie The Plumebook Café ©, Paris 23 oct.2016

Marc Desgrandchamps « Sans titre », 2016. Peinture à l’huile. Sourcing image : FIAC 2016, photographie The Plumebook Café ©, Paris 23 oct.2016

Toiles sans titre, à nous d’échafauder une hypothèse. 
On peut y apercevoir des figures féminines, des fragments de sites anciens, des souvenirs des images de vacances au bord de la mer…
 

NOTES AU JOUR LE JOUR (suite)

6. Les jours fériés, Paris ressemble à n’importe quelle ville de Provonce. Les familles se promènent à la queue-le-leu, vont dans les parcs et les jardins, s’installent aux terrasses des cafés et rentrent chez elles lorsque le soleil décline. Des vies de petits bourgeois.

7. Le matin en buvant mon café j’écoute les émissions de France Culture consacrées à Fellini. « 8½ avec Marcello Mastroianni est le film que je préfère.

8. Nous sommes frappés par le nombre de mendiants allongés sur les trottoirs. St.Martin avait donné la moitié de son manteau. Pas facile de se convertir à la pauvreté.

9. Le besoin qu’ont les hommes de se dominer les uns les autres.

Marc Desgrandchamps « Sans titre », 2016. Peinture à l’huile. Sourcing image : FIAC 2016, photographie The Plumebook Café ©, Paris 23 oct.2016

Marc Desgrandchamps « Sans titre », 2016. Peinture à l’huile. Sourcing image : FIAC 2016, photographie The Plumebook Café ©, Paris 23 oct.2016

NOTES AU JOUR LE JOUR (suite)

10. Nous avons visité l’exposition consacrée aux peintres américains des années 1930. Le « retour à la terre » allait quelques années plus tard devenir le leimotiv du gouvernement de Pétain. Un fantasme français.

11. Jean d’Ormesson parlant de la musique sui « flirte avec le silence » à l’iverse des autres sons (je pense à ceux de la ville naturellement) qui sont « englués dans la matière ».

Dommage qu’il n’y ait pas davantage de d’Ormesson.

12. Marchant sous le soleil au bord de la Seine, je vois ce qui nous élève : les façades de la Conciergerie, du Louvre, et plus tard à travers la vitre du bus celles de la place de la Concorde.

Qu’y a-t-il encore à cette dimension dans l’esprit contemporain ?

Les arts à n’en pas douter.

Flash-back

Ci-dessous l’image qui illustrait au mois de mai 2013 l’article de Philippe Dagen publié dans LE MONDE.

Comme on le voit, le mode d’expression du peintre s’est transformé. Mais les personnages et les objets de ses décors demeurent les mêmes.

Marc Desgrandchamps « Sans titre », 2013. Sourcing image : LE MONDE daté 17 mai 2013 (archives Yhe Plumebook Café)

Marc Desgrandchamps « Sans titre », 2013. Sourcing image : LE MONDE daté 17 mai 2013 (archives Yhe Plumebook Café)

LIEN VERS FRANCE INFO / FONDATION SALOMON DE L’ÉTÉ 2013 :

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