L’inertie de l’enfance

PATRICK DREVET. « La sensation que j’éprouvai la première fois que je vis un papillon est perdue dans la nuit des temps, je ne m’en souviens pas plus que de mes premiers pas ou de ma première neige. Il en résulte une impression de ne les avoir jamais découverts, comme s’ils étaient advenus au monde avec moi.

 La chasse aux papillons », début des années 1960. Sourcing image : « Sélection du Reader’s Digest », archives The Plumebook Café

« La chasse aux papillons », début des années 1960. Sourcing image : « Sélection du Reader’s Digest », archives The Plumebook Café


Pour un peu ils me sembleraient telles des créatures issues de mes souffles, moins étranges que la Terre. Je me suis toujours trouvé en affinité avec eux, face à l’impossibilité des plantes, des chemins, des maisons, des montagnes.
(…) j’imagine que je n’ai trouvé mieux pour échapper à l’inertie et à l’ennui, dans mon enfance isolée, que l’animation du vol des papillons. Ils m’évadaient en moi-même, (…) tout comme les mots des romans. »
Extrait de LE MIROIR AUX PAPILLONS
Éditions Belfond, 1995 (Bibliothèque The Plumebook Café 09/95)

0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*
*