L’île déserte

Combien y a-t-il désormais de façons de tuer le temps…
Combien de manières de vivre… se demande-t-il.
Provocateur : « C’est à peu près la même chose non ? »
Que va-t-il accepter, rejeter…
Qui va-t-il aimer… existe-t-il plusieurs manières d’aimer ?
Fabrice Hyber « Images flottantes », 2004. Technique mixte sur toile, 260 x 150 cm. Sourcing image : magazine « ART 21 » n°14, oct-nov-2007 (archives The Plumebook Café)
Fabrice Hyber « Images flottantes », 2004. Technique mixte sur toile, 260 x 150 cm. Sourcing image : magazine « ART 21 » n°14, oct-nov-2007 (archives The Plumebook Café)
Soliloque :« A quoi suis-je occupé… »
Un instant plus tard : « Je n’avais pas envie d’aller à la plage. »
S’étendre avec les autres. Tellement bruyants, les enfants qui sautent sur le plongeoir en hurlant, les bébés qui pleurent, les parents qui crient. 
Lui ; « L’été est là. Il dure et je m’ennuie. »
Un voyageur sommeille en lui. 
Partir.
Désir de liberté, envie de rire.
Voila venir les adolescents de l’après-midi. Leur pantalon de bain laisse entrevoir à la hauteur des reins le caleçon qu’ils portent dessous.
Et sous le caleçon… ils bandent impuissants en regardant les filles dans les yeux…
Elles crânent, rigolent
saison des amours
misère.
Les mâles se lèvent, se baignent, maigrichons, ventripotents, préoccupés, le corps coupé en deux buste bronzé et jambes blanches.
Fermer les yeux.
Il se bat contre les fourmis qui courent sur ses chevilles.
Il est allongé en short à l’ombre d’un arbre. 
Rêve d’un soleil éclatant, l’eau ruisselant sur son corps nu
se rouler sans crainte dans le sable.
La liberté ce serait ne plus avoir peur des autres.
Tandis qu’ici on dirait que la vie est déjà finie.
Toujours cette question : « Qu’est-ce que je fais ici ? »
obsédante.
Il va prendre l’avion
partir
à la quête de l’île déserte…

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