Le beau et l’ordinaire

L’œil de l’artiste …

Stéphane Couturier « Grand Palais », Paris (1997). Sourcing image : « Stéphane Couturier » par Matthieu Poirier, éd. Ếdigroup/l’insolite, 2005 (bibliothèque Vert et Plume, oct.2008)

C’est avec sa propre intelligence, sa culture et sa sensibilité que chaque individu se frotte et réagit à une œuvre d’art. Ce n’est pas une expérience collective.

Selon la manière dont on les regarde, les travaux de restauration, dont le prix est toujours élevé, peuvent se transformer en œuvre d’art sans qu’il soit nécessaire d’investir davantage.

… révèle le beau que l’ordinaire dissimule

Stéphane Couturier « Grand Palais », Paris (2003). Sourcing image : « Stéphane Couturier » par Matthieu Poirier, éd. Ếdigroup/l’insolite, 2005 (bibliothèque Vert et Plume, oct.2008)

L’art est une aventure qui peut prendre la forme d’une quête.

Restauration du Grand Palais

http://www.grandpalais.fr/visite/fr/#/l-exploration/dome/la-verriere/restauration/

Construction & restauration : conférence de l’architexte des bâtiments historiques

http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/construction_et_renovation_du_grand_palais.1412

Les maîtres du beau

Daniel Buren « Monumenta », 2012. Exposition au Grand Palais, mai-juin 2012. Sourcing image : photo Vert et Plume, mai 2012

« 377 cercles tangents bleus, jaunes, verts et rouges qui sont un leurre, une référence à l’ancien credo : puisque peindre c’est accorder ou désacorder les couleurs, nous ne sommes pas peintres. »
M, le magazine du Monde (26 05 2012)

Robert Rubin, ancien homme d’affaires, qui a racheté la « Maison de verre » à Paris, est un mécène. Il est président de la Fondation Centre Pompidou. Dans un entretien au Monde (1er trim.2012), il raconte que le Centre emploie plus de 30 conservateurs et que malgré cela le directeur a payé très cher (il ne dit pas combien) le rédacteur en chef de la revue Beaux-Arts pour qu’il soit co-commissaire de l’exposition « Paris-Delhi-Bombay » en 2011. L’exposition a coûté trois fois le prix d’une exposition normale. Elle était médiocre et a enregistré un nombre d’entrées « peu significatif ».

La main de l’artiste …

Daniel Buren « Monumenta », 2012. Exposition au Grand Palais, mai-juin 2012. Sourcing image : photo Vert et Plume, mai 2012

Pas facile d’inventer une manière d’utiliser l’espace à l’intérieur du Grand Pzlais. Avant la guerre, s’y tenait le salon de l’aviation, on y organisait des fêtes militaires avec des défilés de cavaliers à cheval…

… met en lumière la beauté du lieu …

Daniel Buren « Monumenta », 2012. Exposition au Grand Palais, mai-juin 2012. Sourcing image : photo Vert et Plume, mai 2012

Les visiteurs ne vont pas nécessairement être convertis à l’art. Ils font une expérience, particulièrement les gosses ou les ados qui viennent avec leurs profs.

C’est à ceux qui invitent les artistes à trouver de l’argent, explique Daniel Buren au monde (mai 2012) et pas l’inverse. De plus ses pièces se vendent rarement aux prix qu’atteignent celles de Serra et de Kapoor (qui l’ont avec Boltanski et Kiefer, précédé dans l’exposition MONUMENTA qui a lieu au Grand-Palais entre mai et juillet. « J’ai toujours réclamé, dit Buren, des honoraires pour travailler, ce que peu de plasticiens osent faire. »

… sous l’œil du spectateur ébahi

Daniel Buren « Monumenta », 2012. Exposition au Grand Palais, mai-juin 2012. Sourcing image : photo Vert et Plume, mai 2012

Ce n’est pas aux artistes de se vendre mais aux responsables culturels et politiques de décider si oui ou non ils sont utiles à la société et, si oui, de leur donner les moyens de s’exprimer.

En définitive on ne connaîtra aucun coût exact des projets. Les sommes qui sont en jeu sont touimportantes. Elles peuvent atteindre des sommets quand l’artiste appartient au cercle restreint des Happy Few. Globalement l’argent demeure un sujet tabou parce que les écarts de revenus sont considérables et qu’il ne sert à rien de les étaler sur la place publique, hormis exciter les envieux. Il y a une cote internationale du marché de l’art qui est actualisée chaque année. Inacceptables sont les comportements du type Centre Pompidou, décrit plus haut, puisqu’il s’agit d’argent public. Les chiffres auraient dû être publiés dans l’article.

Les arbitres de l’ordinaire

Daniel Buren « Monumenta », 2012. Exposition au Grand Palais, mai-juin 2012. Sourcing image : photo Vert et Plume, mai 2012

Personne ne peut prétendre qu’il va apporter de la culture.

Pas étonnant que les maires des petites villes aient peur de l’art ou l’acceptent à la condition, refusée à juste titre par Buren, que l’artiste trouve lui-même l’essentiel de son financement. Uu peu comme si l’on demandait à ces maires, à ces députés, à ces ministres, à ces anciens présidents de trouver des sponsors pour être payés au lieu de compter sur le contribuable. Il y aurait moins de candidats et ceux qui se présenteraient auraient à coup sûr envie de réussir.

Flash infos artistes, art & culture

Daniel Buren. Lire Les projets et les rêves

Stéphane Couturier. Lire  Changement de décor

Les statistiques de la Culture. Résultats statistiques des enquêtes à lire ci-dessous.  « L’utilité des poètes, déclarait Bernard Sobel, l’ancien directeur du théâtre de Gennevilliers, est de faire comprendre que la vie n’a pas de sens pré-conçu. Les pratiques artistiques [et culturelles] sont là pour faire vivre ce fait avec dignité. » (Le Monde, vers 2007)

Les atttitudes cukturelles des Français en 1973 et en 2008. Sourcing image : Le Monde, 8-9 janv.2012 (archives Vert et Plume

Sur 100 Français de 15 ans et plus, combien se sont adonnés aux pratiques culturelles mentionnées au cours des 12 derniers mois, en 1973(gris clair) et en 2008 (gris foncé).

Maison de Verre. Un article sera publié à l’automne sous le titre : Lieux de vie

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