La vie au grand air

De F à T

F comme Femmes

Alexandre Falguière (1831-1900) décora la salle de billard de « La Sapinière » (motif ornant un des flancs du billard). Evian, villa de la famille du baron Jonas Vitta, d’origine piémontaise, amateur d’art et mécène.(Photo Vert et Plume, sept. 2009)

Alexandre Falguière (1831-1900) décora la salle de billard de « La Sapinière » (motif ornant un des flancs du billard). Evian, villa de la famille du baron Jonas Vitta, d’origine piémontaise, amateur d’art et mécène.(Photo Vert et Plume, sept. 2009)

Ces deux femmes sont si proches du modèle vivant qu’on les dirait surprises par l’artiste allongées en tenue d’Ève dans le parc inondé de soleil.

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Ils étaient allés à Evian pour voir l’exposition « Rodin, les arts décoratifs » au Palais Lumière. Naturellement il n’y avait que des visiteurs âgés pour admirer un art passé de mode depuis longtemps. Les rares jeunes filles et garçons qu’ils croisèrent avaient été tirés là par leur professeur de dessin ou de français et l’on devinait à leur pas pressé à quel point ils se faisaient chier. Il utilisa volontairement ce mot pour décrire leur état d’esprit à l’oreille de la femme qui l’accompagnait. Il la vit sourire parce qu’en réalité il lui avait demandé : « J’espère que tu ne te fais pas trop chier dans cette expo’ de vieux ? » Elle était beaucoup plus jeune que lui bien que plus âgée naturellement que ces étudiants pressés qui avaient déjà disparu de la salle où ils se tenaient. Elle l’avait aussitôt rassuré en lui disant qu’au contraire elle aimait les vases et les porcelaines bien qu’elle n’en possédât pas elle-même. Lui était venu parce qu’il tenait à visiter La Sapinière, une villa au bord du lac construite précisément à l’époque de Rodin qui en avait orné le vestibule de bas-reliefs et à laquelle les visiteurs de cette exposition avaient accès. Pourtant il se laissait aussi envahir par la beauté des objets et des motifs de décoration qu’il découvrait et ne put se retenir en sortant d’acheter le catalogue qui contenait de nombreux dessins qu’il avait l’intention d’examiner quand il serait chez lui.

H comme Herbier

Primevères, pâquerettes et violettes – printemps 2010 (collection Vert et Plume)

Primevères, pâquerettes et violettes – printemps 2010 (collection Vert et Plume)

Un jour qu’il s’était aventuré dans le grenier de la grande maison où il habitait avec ses parents il découvrit dans une soupente un vieux carton recouvert d’une épaisse couche de poussière. Il le retira de là et l’installa sous la lumière d’une lucarne pour en explorer le contenu. Ce qu’il découvrit l’étonna au plus haut point
A ce stade de l’histoire il faut dire qu’en plus d’un caractère naturellement disposé à la rêverie, il jouait à cette époque chaque jeudi après-midi avec ses camarades à l’ombre du cerisier de Jean-Jacques qui n’était pas très éloigné de chez lui à bicyclette. Il en avait conçu pour l’illustre écrivain, qui passait de surcroît pour un original et un révolutionnaire,  une telle admiration qu’à l’âge de treize ans il avait lu les textes des Confessions, des Rêveries et de la Nouvelle Héloïse. Il était sous influence.

Fleurs d’acacia - Annecy, printemps 2010 (Collection Vert et Plume)

Fleurs d’acacia - Annecy, printemps 2010 (Collection Vert et Plume)

Le carton qu’il avait découvert dans le grenier contenait les pages d’un herbier ayant appartenu à son père lorsqu’il était étudiant en pharmacie. Il était exclusivement constitué de « plantes médicinales indigènes ». Il observa la manière dont chacune avait été séchée puis fixée sur son support et recouverte d’une feuille de papier translucide avant de les remettre à leur place puis de ranger le carton exactement à l’endroit où il l’avait trouvé.
Depuis ce jour-là il commença à cueillir les fleurs qu’il voyait dans les endroits où il allait en voyage et les fit sécher en les pressant avec un gros dictionnaire pour les coller ensuite dans ses albums de photos. Quand il eut des enfants ceux-ci voulurent l’imiter et sa façon de faire devint une marotte de famille.
Il lui arrive aussi de conserver du sable ou de la terre d’une belle couleur ocre ou rouge dans des tubes à essai qu’il ferme avec un bouchon et identifie avec une étiquette où il indique la date et le lieu de sa collecte. De la même façon il conserve des pierres ou des petits cailloux, des morceaux de bois qu’il a trouvés dans les îles lointaines ou des reliques en métal rouillé d’instruments qui ont appartenu à ses grands-parents qu’il disspose sur des étagères rapidement poussiéreuses comme dans les réserves cachées d’un musée. Peu à peu il a développé en lui le sentiment d’une intimité avec les fleurs, les pierres, le bois et divers objets. Il va parfois jusqu’à parler de connivence.

J comme Jardin public

« Les pelouses du Pâquier » à Annecy séparent la ville du lac. Photo Vert et Plume, printemps 2008

« Les pelouses du Pâquier » à Annecy séparent la ville du lac. Photo Vert et Plume, printemps 2008

La fête du printemps

Dans une ville privée de grandes places, le Pâquier où venaient autrefois paître les vaches est depuis longtemps l’endroit où se retrouvent les Annéciens pour fêter chaque année les grands événements.

La légion des combattants, juillet 1941. Organisation sur le Pâquier du Brevet sportif. Le salut des athlètes avant les épreuves. Image extraite de "La vie quotidienne à Annecy pensant la guerre", éditions La Fontaine de Siloé, 2005 (Source: bibliothèque Vert et Plume)

La légion des combattants, juillet 1941. Organisation sur le Pâquier du Brevet sportif. Le salut des athlètes avant les épreuves. Image extraite de "La vie quotidienne à Annecy pensant la guerre", éditions La Fontaine de Siloé, 2005 (Source: bibliothèque Vert et Plume)

Le brevet sportif

L’herbe tendre s’est offerte comme une catin. A ces saluts indignes, à ces rassemblements obscènes  elle a ouvert sa robe de verdure.  Avec la complicité des arbres, de l’eau et des montagnes, elle a offert à ces hommes à demi-nus un décor glorieux qui prolongeait leurs gestes et flattait leur orgueil.

"Fête de la jeunesse", 21 et 22 août 1943. Compétitions sportives sur le Pâquier à Annecy. La course des filles. Image ext. de "La vie quotidienne à Annecy pendant la guerre", éditions La Fontaine de Siloé; 1005 (Source: bibliothèque Vert et Plume)

"Fête de la jeunesse", 21 et 22 août 1943. Compétitions sportives sur le Pâquier à Annecy. La course des filles. Image ext. de "La vie quotidienne à Annecy pendant la guerre", éditions La Fontaine de Siloé, 2005 (Source: bibliothèque Vert et Plume)

La fête de la jeunesse

Aujourd’hui les Annéciens fêtent l’été, le festival du cinéma d’Animation, le 14 juillet, le lac, la Saint-Maurice et toujours le sport sponsorisé désormais par des enseignes de supermarchés. Une équipe de jardiniers municipaux a la charge de faire repousser l’herbe après chaque grande manifestation. L’irrigation du sol est assurée par l’eau souterraine du lac qui est présente partout au point que les pelouses sont inondées dès qu’il pleut plusieurs jours de suite.

M comme Manège

Jardin des Tuileries, l'ancien manège. (Photo Vert et Plume, mais 2010). Les chevaux ont disparu le mois suivant, remplacés par d’autres figures plus modernes qui tournent en silence sauf le coin-coin d’un klaxon à poire que pressent les enfants pour s’amuser

Jardin des Tuileries, l'ancien manège. (Photo Vert et Plume, mais 2010). Les chevaux ont disparu le mois suivant, remplacés par d’autres figures plus modernes qui tournent en silence sauf le coin-coin d’un klaxon à poire que pressent les enfants pour s’amuser

Très peu de manèges ont encore un pompon qui monte et descend au-dessus de la tête des enfants et donne droit à un tour gratuit à celui qui a réussi à l’attraper. Il était attaché autrefois à une grosse pince en bois, tenue à l’extrémité d’une corde que le propriétaire faisait monter et descendre à sa guise. Le claquement de cette pince quand on avait les franges du pompon dans la main et qu’elle se refermait brusquement était le son qui faisait soudain sauter le cœur de joie et l’on n’aurait pas échangé le ticket de carton usé que mille autres mains d’enfants avaient serré avant nous valable pour un tour supplémentaire contre tout l’or du monde.

P comme paysage

Jean-Michel Grobon "Une étude d'arbre", 1810. Huile sur toile reproduite in "Un siècle de paysages, les choix d'un amateur", catalogue de l'exposition au Musée des Beaux6arts de Lyon (été 2010). Source: bibliothèque Vert et Plume, juillet 2010

Jean-Michel Grobon "Une étude d'arbre", 1810. Huile sur toile reproduite in "Un siècle de paysages, les choix d'un amateur", catalogue de l'exposition au Musée des Beaux6arts de Lyon (été 2010). Source: bibliothèque Vert et Plume, juillet 2010

REPÈRES ARTISTE. Beaucoup des peintures de cette époque représentent des paysages composés au lieu de paysages réels comme le fait Jean-Michel Grobon dont le grand tilleul, au pied duquel on a envie de s’allonger le temps d’une sieste, est traité comme le sujet principal. Peintre lyonnais, Jean-Pierre Grobon a représenté ici les environs de Nuelles dans le canton de l’Arbresle

Étant enfant, comme il rentrait avec ses frères d’une visite à leur grand-parents, il entendit soudain la voix de son père qui était au volant expliquer que la forêt devant eux, où une trouée avait été pratiquée pour installer un remonte-pente, appartenait à leur grand-père. Il avait été  estomaqué, se demandant comment un morceau du paysage pouvait appartenir à une seule personne, qui plus est quelqu’un de sa famille.

P comme peindre

Marie Leszczyńska (1703-1768) "Une ferme". Epouse de Louis XV, reine de France. Polonaise d’origine, elle aimait la musique et la peinture et peignait elle-même des aquarelles (« Le Paysage en France de 1750 à 1815 par Jean de Cayeux, éditions Monelle Hayot – 1997). Source : bibliothèque Vert et Plume, 1998

Marie Leszczyńska (1703-1768) "Une ferme". Epouse de Louis XV, reine de France. Polonaise d’origine, elle aimait la musique et la peinture et peignait elle-même des aquarelles (« Le Paysage en France de 1750 à 1815 par Jean de Cayeux, éditions Monelle Hayot – 1997). Source : bibliothèque Vert et Plume, 1998

A Annecy la plupart des femmes qui ont épousé un médecin ou un dentiste se consacrent à la peinture après qu’elles aient élevé leurs enfants jusqu’à l’âge de l’Université. Pour commencer elles s’inscrivent à des cours spécialisés où elles apprennent à maîtriser les couleurs, les techniques de peinture et la reproduction des sujets ou des scènes qu’elles dessinent à partir de cartes postales. Le résultat manque souvent de profondeur et d’originalité mais ce ne sont pas des croûtes pour autant. Quand elles se sentent assez assurées elles exposent dans des salles qui sont mises à leur disposition par des associations ou bien elles participent à des expos collectives dans des show-rooms ou des galeries locales. Elles réussissent à vendre leur travail entre 150 et 1000 euros à des personnes qui apprécient ce qu’elles font et leur passent ensuite commande de sujets précis comme un paysage du Vietnam ou une carafe en cristal. Peut-on pour autant parler d’art ? Dans tous les cas elles cultivent leur jardin secret.

P comme P’tits ch’vaux

Pascal Hayot "Les petits chevaux du Pâquier" (Huile sur toile). Artiste-peintre annécien

Pascal Hayot "Les petits chevaux du Pâquier" (Huile sur toile). Artiste-peintre annécien

Très peu de peintres savoyards réussissent à vivre de leur art sauf lirsqu’ils s’adonnent à la représentation de sujets et de paysages prisés par les touristes. Ainsi en va-t-il des petits chevaux à trois roues comme des tricycles qui s’approprient durant l’été la grande allée goudronnée en face de la Préfecture. Ils  n’ont pas changé depuis les années 50. Ils sont beaucoup plus beaux que les mêmes petits chevaux de fabrication moderne que l’on peut voir dans d’autres communes de l’agglomération. Les enfants ne s’y trompent pas. 10 minutes sont allouées à chacun pour faire la course en négociant au mieux les virages à 180° qui sont de chaque côté du parcours.
Les petits garçons aux longues jambes fines comme des baguettes de tambour pédalent avec la dernière énergie pour arriver les premiers. Les petites filles chevauchent avec  doigté et détachement. De temps à autre, elles jettent un regard par côté dans l’espoir d’apercevoir le Prince charmant parmi les spectateurs qui les observent avec tendresse et mélancolie.

R comme Romantique

Baron Jonas Vitta (1820-1892) et son fils Joseph (1840-1942) « La Sapinière » dont le projet construction fut lancé en 1892 sur les plans de l’architecte Camille Formigé. Sur les bords du lac Léman à l’entrée d’Evian (Photo Vert et Plume, automne 2009)

Baron Jonas Vitta (1820-1892) et son fils Joseph (1840-1942) « La Sapinière » dont le projet construction fut lancé en 1892 sur les plans de l’architecte Camille Formigé. Sur les bords du lac Léman à l’entrée d’Evian (Photo Vert et Plume, automne 2009)

Sur les bords et à proximité des lacs savoyards dont le Léman fait partie la majorité des maisons qui ont été construites depuis les années 50 sont dépourvues du charme qu’avaient les demeures édifiées au siècle précédent.

La Sapinière, vue générale de la maison et du parc. Son propriétaire aimait arriver en yacht et amarrer dans le petit port. Sourcing image : Magazine VMF "La Savoie des lacs"(juillet 2008). Collection Vert et Plume

La Sapinière, vue générale de la maison et du parc. Son propriétaire aimait arriver en yacht et amarrer dans le petit port. Sourcing image : Magazine VMF "La Savoie des lacs"(juillet 2008). Collection Vert et Plume

Ces dernières étaient généralement situées en hauteur, à l’écart de l’humidité, mais jouissaient d’un accès direct au lac.  Leurs occupants pouvaient profiter pleinement de la nature. Ils avaient la faculté de se promener dans le parc, à l’abri des regards, de sorte qu’ils avaient le sentiment d’être seuls au monde. Il s’agissait en fait de villas conçues dans l’idée de servir avant toute chose de lieu de villégiature.  Les pièces étaient assez grandes pour recevoir de nombreux invités à dîner et en retenir plusieurs pour passer la nuit. Leurs propriétaires n’hésitaient pas à faire appel à de grands artistes pour en décorer l’intérieur, orner les façades et agrémenter les jardins.

« La Sapinière », Evian (Haute-Savoie). La verrière éclairant la montée d’escalier intérieur (Photo Vert et Plume, automne 2009)

« La Sapinière », Evian (Haute-Savoie). La verrière éclairant la montée d’escalier intérieur (Photo Vert et Plume, automne 2009)

Les nouvelles constructions sont dépourvues de tous ces traits de caractère qu’il serait possible de résumer par l’expression « douceur de vivre » tandis que l’essentiel de notre environnement moderne  est rugueux, géométrique et compressé. Quand par hasard il nous est permis de redécouvrir un de ces anciens lieux nous ne pouvons nous retenir de le juger « romantique ». Pour l’essentiel cela revient à dire que nous nous sentons alors détachés du monde, en harmonie avec une nature à portée de la main qui nous invite à mener une existence idyllique au bord de l’eau dans une éternelle Arcadie.

S comme Sculpture

Fondation Salomon pour l’art contemporain, le parc du château d’Arenthon, Alex – Haute-Savoie (sur la route d’Annecy à Thônes). Photo Vert et Plume, avril 2010 (réf. sculpture en cours)

Anne Ferrer "Love me tender", 2002. Fondation Salomon pour l’art contemporain, le parc du château d’Arenthon, Alex (Haute-Savoie).Photo Vert et Plume, avril 2010

Sculpture en bronze d’un cochon dont le corps est entièrement recouvert de tétines de biberon.

Depuis l’Antiquité les sculptures hantent les parcs des belles villas comme celle de l’empereur Hadrien à proximité de Rome où perdure le souvenir d’Antinoüs. Lorsqu’elles représentent des dieux ou des mythes tombés depuis trop longtemps en désuétude, elles ne retiennent plus l’attention du visiteur. Les seuls dieux qui ont survécu, heureuse leçon de l’histoire, sont ceux du plaisir, plaisir des yeux, de la bouche, de la chair et du ventre. Les représentation de la patrie et de la guerre qui occupaient tant l’esprit des précédentes générations d’Européens, particulièrement en France et en Allemagne, ont été reléguées dans les musées de l’identité nationale.
L’art contemporain de la sculpture a tout transformé. Fantaisie des sujets et des formes, jaillissement des couleurs, nouveauté des matériaux, recours aux nouvelles technologies, l’art de la sculpture a littéralement explosé sans que les responsables de l’aménagement de nos espaces urbains aient intégré cette révolution dans leur mode de pensée. Par conservatisme politique et par manque d’intérêt pour l’art.
Par bonheur les sculpteurs modernes ont trouvé refuge dans les parcs des Fondations privées, Gianadda à Martigny, Salomon à Alex pour citer les deux plus belles en pays de Savoie et Suisse romande.
Le jardin inégalé, conçu et élaboré dès l’origine pour accueillir les œuvres qui y sont exposées est celui de la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence. Dans cet unique endroit, par la grâce de son fondateur et le génie de ses artistes, les sculptures donnent la vie aux arbres, aux oiseaux, aux fleurs, à l’herbe, aux pierres, à l’eau, au lieu de la recevoir.

T comme Tuileries

Jardin des Tuileries, allée cavalière. Photo Vert et Plume, mai 2010

Jardin des Tuileries, allée cavalière. Photo Vert et Plume, mai 2010

En 1564 que Catherine de Médicis ordonna la transformation d’une ancienne fabrique de tuiles en « château de plaisir » loin des fossés nauséabonds du Louvre. Le jardin fut planté pour les seuls souverains et complété sous le règne de Louis XIV par le « Jardin de l’intelligence ». La dernière restauration date de 1991. Il est aujourd’hui séparé en trois parties très distinctes. L’allée centrale au sol sablonneux qui colore en blanc les chaussures, est réservée au flot continu des touristes qui vont à pied du musée du Louvre à la Place de la Concorde puis aux Champs-Élysées et en reviennent. La partie de gauche côté quais est très peu fréquentée sauf pour rejoindre la large passerelle qui permet de franchir la Seine à hauteur du musée d’Orsay. La partie droite côté Rivoli est la plus agréable. C’est là que l’on entend les cris de joie des enfants, que les adolescents jouent au ballon et que les plus grands courent le dimanche matin. Les allées cavalières y sont magnifiques mais on n’y croise plus de cavalier. Les seules personnes à cheval dans le quartier sont des policiers qui remontent parfois la rue Saint-Honoré et descendent celle de Rivoli. Les riches aujourd’hui trottent à Chantilly. Il ne reste plus dans le jardin des Tuileries qu’un manège de poneys pour les enfants qui caracolent comme de jeunes princes et de jolies princesses sous le regard attendri de leurs parents.

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