La chambre d’Hélina

Son esprit à tout moment assailli par le souvenir d’Helina.
Les premiers moments passés avec cette femme qui se faisait appeler ainsi. Dont il avait fait la connaissance chez des amis.
C’était hier.
Jamais il n’avait été subjugué à ce point. Obéissant, accédant à tous ses désirs, soumis à ses caprices, satisfaisant toutes ses envies, recevant ses punitions comme des offrandes.

 

Suzanne Valadon « La chambre bleue », 1923. Huile sur toile. Sourcing image : revue L’ŒIL « Un modèle de caractère », mars-avril 1986 (collection VThe Plumebook Café)

Suzanne Valadon « La chambre bleue », 1923. Huile sur toile. Sourcing image : revue L’ŒIL « Un modèle de caractère », mars-avril 1986 (collection VThe Plumebook Café)

 

Hélina l’avait transformé en petit chien. En vrai, elle l’avait ensorcelé.
De retour chez lui, il s’était aperçu que ses vêtements étaient imprégnés de l’odeur de parfum qui flottait dans la chambre d’Helina. Son corps tout entier l’était. Il suspendit ses vêtements dans la salle de bains, et se coucha. Il n’avait pas dormi de la nuit,
Il se réveilla dans l’après-midi. Il était nu comme un ver à l’exception d’un collier de cuir qu’il avait gardé autour du cou. Hélina y avait attaché la laisse avec laquelle elle avait guidé l’exploration de son corps. Le frappant avec l’autre extrémité quand il se montrait malhabile avec sa langue.
Au moment d’explorer sa croupe par exemple et d’en élargir l’étroit orifice. Hélina, les jambes relevées et passées autour de son cou, l’avait si durement corrigé qu’il avait défailli de plaisir à l’instant où sa langue réussissait à en forcer l’entrée et disparaissait à l’intérieur.
Combien de fois avait-il emmené ainsi sa nouvelle maîtresse jusqu’à l’orgasme…

 

Suzanne Valadon « La joie de vivre », 1911. Huile sur toile, 55 x 80 cm. Sourcing image : revue L’ŒIL « Un modèle de caractère », mars-avril 1986 (collection VThe Plumebook Café)

Suzanne Valadon « La joie de vivre », 1911. Huile sur toile, 55 x 80 cm. Sourcing image : revue L’ŒIL « Un modèle de caractère », mars-avril 1986 (collection VThe Plumebook Café)

 

Après qu’il eût mangé et bu en abondance il téléphona à Hélina.
Elle ne décrocha pas tout de suite. S’était-elle absentée ?
Il demanda s’il pouvait venir.
Elle dit qu’elle l’attendait et raccrocha.
Une rame de métro rentrait dans la station comme il descendait les escaliers conduisant au quai.
Il n’avait pas oublié le code de la porte cochère.
Quand il sortit de l’ascenseur il vit que la porte de l’appartement était entrouverte. Il la poussa et la referma doucement derrière lui.

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