Exercices du pouvoir 3/3

Sous le regard de Barbara Nessim, artiste américaine méconnue en France. Née à New-York en 1939, elle a été l’une des premières à s’engager dans « l’art digital » et l’illustration. 
Début 2013, son travail a fait l’objet d’une rétrospective au Victoria & Albert Museum à Londres.

Tous semblables, tous différents

Barbara Nessim « Vies françaises », illustration (1992). 18 scènes extraites d’une série de 200 sur ordinateur. Sourcing image : reproduction au format carte postale éditée par Nouvelles Images ‘collection The Plumebook Café)
Barbara Nessim « Vies françaises », illustration (1992). 18 scènes extraites d’une série de 200 sur ordinateur. Sourcing image : reproduction au format carte postale éditée par Nouvelles Images ‘collection The Plumebook Café)
Barbara Nessim illustre l’idée que la condition humine est autant individuelle qu’universelle.
Pour cette raison, les sentiments que les gens éprouvent, qui sont de l’ordre de l’intime, tout comme ce qu’ils peuvent être amenés à faire ensemble, cela ne change guère d’un pays à l’autre, dans la manière de faire.
 De fait, en quoi sommes aujourd’hui plus Français qu’Américains, plus Français que Chinois ou qu’Australiens… ?
Il nous appartient de répondre à cette question.
Rien ne nous agace autant que d’être amalgamé par les hommes politiques sous un même vocable, dans une même catégorie, etc, pour la bonne raison que nous sommes tous différents bien que tous Français, qu’on le veuille ou non.
Dans ces conditions, le Président n’est en mesure d’exercer son pouvoir qu’au nom de quelques idées susceptibles d’être partagées par tous :
la langue, l’Histoire, la patrie à défendre, l’éducation, l’idée de progrès.
Et faire en sorte qu’elles soient acceptées par tous et assimilées.
Reste la sempiternelle question : dans quel type de société et dans quel but ?
Aux électeurs de choisir leur camp en élisant leurs représentants et de veiller qu’ils respectent leurs engagements.
S’interroger aussi sur leur liberté d’action dans une société dominée par la technocratie.
Être Français ne serait plus seulement un style, mais une manière de vivre différente. En sommes-nous encore capables, semble s’interroger Barbara Nessim.

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