Entretuons-nous pendant qu’il est encore temps

Entre nov. 2008 et mars 2009, la Fondation Cartier à Paris avait présenté l’exposition « TERRE NATALE, Ailleurs commence ici » avec Raymond Depardon et Paul Virilio. Elle avait probablement été la 1ère manifestation artistique, avec cartes, vidéos et documentaires à l’appui, à tirer la sonnette d’alarme auprès du grand public.
Selon un rapport publié en 2007 par l’O.N.G britannique « Christian Aid », cité dans le catalogue de l’exposition,  on estimait à près d’un milliard le nombre des futurs migrants de l’environnement dans le monde au cours des 40 prochaines années.
Il en reste encore 31 à courir…

La révolution en avançant

El Anatsui “Migrants and illusion”, 2013. Bois dur sculpté et tempera. Sourrcing image : magazine ART REVIEW n°68, mai 2013 (bibliothèque The Plumebook Café)

El Anatsui “Migrants and illusion”, 2013. Bois dur sculpté et tempera. Sourrcing image : magazine ART REVIEW n°68, mai 2013 (bibliothèque The Plumebook Café)

Et si ce n’était pas une illusion… s’ils étaient le ferment du changement sans cesse avorté que nous appelons de nos vœux
 
« Christian Aid » répartissait ainsi son milliard de migrants :
  • 645 millions de personnes devraient migrer pour cause de grands travaux : exploitation minière intensive et construction de barrages hydroélectriques.
  • 250 millions en raison de phénomènes engendrés par le réchauffement climatique, inondations ou submersion partielle des territoires.
  • 50 millions pour fuir les conflits engendrés par ces bouleversements.
La question de l’urbanisation du monde contemporain est posée en des termes qui remettent en cause la distinction séculaire entre SÉDENTARITÉ et NOMADISME.
 
Coupure de presse « Images d’actualité », 2008. Sourcing image : coupure de l’International Herald Tribune publiée sous le titre : « Canaries : 5000 immigrés clandestins depuis le début de l’année » dans le catalogue e l’expositon TERRE NATALE à la Fondation Cartier, hiver 2008-2009 (bibliothèque The Plumebook Café)

Coupure de presse « Images d’actualité », 2008. Sourcing image : coupure de l’International Herald Tribune publiée sous le titre : « Canaries : 5000 immigrés clandestins depuis le début de l’année » dans le catalogue e l’expositon TERRE NATALE à la Fondation Cartier, hiver 2008-2009 (bibliothèque The Plumebook Café)

 L’émigration des personnes les plus pauvres du sud bers le nord de la planète traduit d’abord l’échec des modèles de développement mis en œuvre dans leurs pays d’origine et le peu de cas que leurs dirigeants font de leur condition.

Flash infos artiste & tecnique

El Anatsui. L’artiste le plus cher d’Afrique est né au Ghana en 1944. Il vit et travaille au Nigéria, un pays où tout peut arriver. Contrairement à nombre d’Africains, il est devenu célèbre à travers le monde sans pour autant laisser sa terre natale derrière lui. Ce qu’il rappelle de manière implicite dans le titre de son œuvre en faisant suivre le mot Migrants de « illusion ». Un mot d’autant plus fort qu’il est utilisé par un Africain regardé dans son pays comme un sage. 
El Anatsui est âgé de 71 ans. Il a l’expérience de l’Afrique et des relations avec l’Europe. Il travaille avec une équipe d’assistants qui l’aident de toute évidence à réaliser des œuvres aux dimensions souvent impressionnantes. Mais il ne se confie pas facilement sur le sens qu’il entend donner à ses œuvres. 
Pour ses tapisseries il lie Il lie entre elles des capsules aplaties qui brillent sous l’effet de la lumière et font penser à de l’or. Tentures, tapisseries, manteaux convoités par les musées..
Exemple de tapisserie géantehttp://www.the-plumebook-cafe.com/je-lai-aimee/
L’une de ses œuvres a pendant longtzps été accrochée au grand mur du hall d’accueil au dernier étage du Centre Pompidou, réservé aux expositions temporaires.
Au moment de sa vente en2013, le tableau reproduit ici était estimé entre 38 et 54.000 dollars.
.Tempera. WIKIPEDIA : Le terme désigne une technique de peinture basée sur une source à émulsion, qu’elle soit grasse ou maigre. Cette technique de peinture a longtemps suscité une extrême confusion, les uns confondant à la détrrempe et tempera, les autres restreignant uniquement ce terme à la peinture à l’œuf ou à la graisse. 
Aujourd’hui, la tempera, évoquant l’idée d’émulsion, est distinguée de la détrempe, peinture strictement aqueuse (mais incluant nécessairement un liant). Ce débat n’existe toutefois qu’en français, la plupart des autres langues utilisent le mot tempera, quel que soit le liant. Pour préciser la nature de l’émulsion, on énonce simplement la nature des composants : tempera à l’œuf, tempera grasse à la colle de peau, etc.
La description de la galerie ne précise rien de plus que « tempera » pour l’œuvre que l’on voit ici.

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