Contemplation 3/3

LA PHOTOGRAPHIE CI-DESSSOUS.  Le journaliste qui avait écrit le commentaire de cette photo dans le magazine où je l’avais découpée parlait d’un cadrage « contemplatif ». Que voulait-il dire ? Sans doute l’homme qui était assis au pied de l’arbre à droite contemplait-il le fleuve (à moins que ce ne fût un lac) devant lui et essayait-il d’apercevoir quelque signe de vie sur l’autre rive 

L’hiver était là

Robert Mapplethorpe « Paysage d’hiver », 1969. Sourcing image : archives The Plumenook Café, sans mention du magazine de mode d’où elle a été tirée (années 2000)

Robert Mapplethorpe « Paysage d’hiver », 1969. Sourcing image : archives The Plumenook Café, sans mention du magazine de mode d’où elle a été tirée (années 2000)

C’était bien l’homme assis et non le cadrage qui suggérait la contemplation. Tout allait dans le sens de son regard, les branches de l’arbre, le mouvement de l’eau, l’espace disponible sur la gauche (ah ! peut-être était-ce là ce cadrage dont parlait le jouraliste ?). Hormis le photographe qui était derrière lui, l’homme assis paraissait seul et ne semblait pas souffrir de cette solitude.
Ainsi ce n’était ni l’oisiveté, ni la richesse, ni l’art qui prédisposaient l’individu à la contemplation mais la solitude. 
La capacité à être seul et à se sentir  bien ainsi 
Une attitude romantique peu compatible avec lla vie dans les grandes villes et la utte pour la survie de l’espèce humaine. La contemplation est désintéressée et pour tout dire asociale. Elle n’est pas dans l’air du temps.

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