Autrefois l’Afrique 4/4

Voici deux aquarelles datant des années 1930 pour clôturer la série de quatre articles consacrés à un voyage au Dahomey-Bénin entrepris à l’époque coloniale pour le compte du magazine L’ILLUSTRATION, le Paris-Match de ce temps.

 

Le prix exorbitant de l’accès à la modernité

 

Jean Bouchaud « Au bord de la lagune à Cotonou » aquarelle, vers 1933. Sourcing imahe : article-reportage « Les rois du Dahomey » publié dans le magazine L’ILLUSTRATION du 28 avril 1934 sur un récit de voyage de 1931 (collection The Plumebook Café)

Jean Bouchaud « Au bord de la lagune à Cotonou » aquarelle, vers 1933. Sourcing imahe : article-reportage « Les rois du Dahomey » publié dans le magazine L’ILLUSTRATION du 28 avril 1934 sur un récit de voyage de 1931 (collection The Plumebook Café)

 

Ces illustrent restituent une forme de paysage presque parfait, que l’on serait tenté de qualifier de « naturel », ce qui sous-entendrait que le beau nous a été donné à l’apparition des premiers individus de l’espèce humaine, laquelle n’a eu de cesse de le dégrader.

Un jugement sans preuves ni témoins. Ce n’est que depuis peu de temps que scientifiques et ethnologues se sont associés pour accumuler les données de l’acquis et mesurer la remise en cause des équilibres de notre écosystème.

Cotonou, capitale du Dahomey-Bénin, paie comme toutes les villes en expansion à travers le monde le prix exorbitant de l’accès à la modernité : destruction des anciens modes d’habitat et de vie communautaire, circulation démentielle des véhicules à moteur de tout poil, pollution sonore et de l’air qui devient irrespirable aux heures de points, anarchie des constructions, pauvreté des quartiers populaires, insuffisance des systèmes sanitaires er scolaires, creusement abyssal des inégalités. Personne ou presque ne se plaint, emportés que sont tous les habitants dans la course au modernisme qui les emporte dans un tourbillon plus aveuglant encore que l’harmattan.

Les guerres de l’écologie ont commencé

 

Jean Bouchaud « Les filets des pêcheurs » aquarelle, vers 1933. Sourcing imahe : article-reportage « Les rois du Dahomey » publié dans le magazine L’ILLUSTRATION du 28 avril 1934 sur un récit de voyage de 1931 (collection The Plumebook Café)

Jean Bouchaud « Les filets des pêcheurs » aquarelle, vers 1933. Sourcing imahe : article-reportage « Les rois du Dahomey » publié dans le magazine L’ILLUSTRATION du 28 avril 1934 sur un récit de voyage de 1931 (collection The Plumebook Café)

 

Nul sur la Terre n’a trouvé de remède ou de solution alternative sauf d’instaurer des dictatures de la pensée écologique qui serait prome du jour au lendemain religion universelle en remplacement de toutes autres. On sait ce que valent les religions.

C’est à l’inverse le mérite des peintres-voyageurs du temps colonial finissant, qui ne prenait d’autre parti que celui de l’art, de nous avoir transmis les lignes et les couleurs de leurs émotions.

Il faudra beaucoup de talent aux artistes africains qui les ont remplacés pour nous convaincre que le présent ne manque pas lui non plus de valeur. Ils sont à présent trop silencieux à ce sujet.

Retrouver l’écologie sur le blog

 

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