A bicyclette

Une aventure d’Amélie Aurelle

PORTRAIT
Amélie Aurelle habite Annecy comme la plupart des personnages de ce blog. Elle n’est pas savoyarde. Ses parents étaient originaires de Saint-Tropez où elle-même est née. Elle a toujours la nostalgie du Midi de la France. En Savoie elle trouve les hivers trop longs et les étés trop courts. Dès que le soleil brille sur la ville, elle enfourche sa bicyclette et fait le tour du lac. Elle prend son temps, s’arrête chez les gens qu’elle connaît. Si l’eau est assez chaude, elle fait une halte pour se baigner et s’allonger au soleil.
Un jour pourtant elle s’est surprise à faire la course avec un cycliste chevronné. Quand ses amis lui demandent de raconter pour la dixième fois cette histoire, elle ne se fait pas prier.

Federici Fellini « Amarcord » (1973). Sourcing image : Warner Home Vidéo. Vidéothèque Vert et Plume, 2010

Federici Fellini « Amarcord » (1973). Sourcing image : Warner Home Vidéo. Vidéothèque Vert et Plume, 2010

Elle est fière de ses formes généreuses qu’elle exhibe volontiers comme des trophées.

La vie comme au cinéma

AMÉLIE. « Sur la piste cyclable qui borde la rive gauche du lac. Je pédale tranquillement, les cheveux au vent, ma robe d’été retroussée à mi-cuisses, lorsqu’un cycliste en maillot moulant et collant d’arlequin me dépasse tout en puissance. Je vois un gros chiffre 1 imprimé comme un défi sur son dos et dessous, en petites lettres, plus prosaïque, le nom d’une enseigne de supermarché. N’empêche, je suis vexée ! »

Federici Fellini « Amarcord » (1973). Sourcing image : Warner Home Vidéo. Vidéothèque Vert et Plume, 2010

Federici Fellini « Amarcord » (1973). Sourcing image : Warner Home Vidéo. Vidéothèque Vert et Plume, 2010

Elle adore les films de Fellini où les femmes comme elle sont des reines.

AMÉLIE. « J’accélère aussitôt le rythme, bien décidée à le rattraper et lui démontrer qu’une femme peut aussi pédaler en cadence !
Après deux kilomètres exténuants je réussis à revenir à sa hauteur. J’ai maintenant sous les yeux son gros cul qui broie la selle. Chaque fesse à son tour monte et descend comme un couple de pistons. Le tissu du collant se tend sur les muscles gonflés par l’effort, se froisse, fronce dans la fente, se boudine avec la chair qui se relâche lorsqu’il ralentit sa vitesse, de nouveau s’étire quand le pied appuie méchamment sur la pédale. La selle pénètre et disparaît presque entièrement dans son postérieur. Il ne se doute pas que je suis maintenant derrière lui. Je me prépare à le dépasser. »

Federici Fellini « Amarcord » (1973). Sourcing image : Warner Home Vidéo. Vidéothèque Vert et Plume, 2010

Federici Fellini « Amarcord » (1973). Sourcing image : Warner Home Vidéo. Vidéothèque Vert et Plume, 2010

A 40 ans, elle voit bien au regard des garçons quand elle se déshabille sur la plage qu’elle ne laisse personne indifférent.

AMÉLIE. « A la hauteur d’une guinguette un groupe de jeunes gens en goguette nous voit venir. Eberlués et amusés à la fois ils crient des hourras ! Je me couche sur le guidon et tourne la tête vers eux en souriant pour les remercier. Nous fendons littéralement la bise ! Mais ce traître devant moi que les cris des garçons ont alerté sur mon intention lâche au même moment un gros pet qui manque de m’asphyxier. Je dois relâcher ma course, le laisser filer ! Je le vois qui s’échappe sans même se retourner, il ne sait pas qu’une femme a été capable d’un pareil exploit ! Le voilà qui se dresse et pédale en danseuse pour augmenter sa vitesse, ses deux grosses fesses en l’air, le nez qui pique. Je prie qu’il se casse la figure et griffe le goudron. Enfin, il tourne la tête ! S’aperçoit avec stupéfaction que je suis une femme et frappé de surprise manque de s’écraser contre un autre coureur de son espèce qui vient aussi comme un fou dans le sens opposé. »

Federici Fellini « Amarcord » (1973). Sourcing image : Warner Home Vidéo. Vidéothèque Vert et Plume, 201

Federici Fellini « Amarcord » (1973). Sourcing image : Warner Home Vidéo. Vidéothèque Vert et Plume, 201

Sa copine Dolorès est originaire de Séville. Elles ont en commun de chérir le soleil, les hommes et la bicyclette.

AMÉLIE. « J’ai posé pied à terre. Je transpire à grosses gouttes et voudrais m’essuyer le visage. Je sens que je vais avoir le culot de retirer ma robe et m’en servir de serviette. Si je reprends ma route en culotte les hommes pour le coup resteront derrière. »

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